THE OA (Saison 1)

Pourquoi parler d’une série qui a été diffusée il y a 2 ans me direz-vous ? Parce que la saison 2 de The OA apparaitra courant 2019, rapidement je l’espère, car la scène finale, mais l’ensemble de la 1ère saison aussi, m’ont laissée un souvenir impérissable, celui d’une atmosphère bienveillante et innovante, et dont j’aimerais percer le mystère.

The OA est une série américaine en 8 épisodes de 30 à 70 minutes, créée par Brit Marling et Zal Batmanglij, et diffusée sur Netflix. Voici le résumé de celle qui se classe en 22ème position de mon Top Séries ! :

Après 7 ans de captivité, Prairie revient mystérieusement dans la ville de ses parents adoptifs. Leur laissant le mystère entier de son absence, elle se confie néanmoins sur son expérience à 5 personnes du quartier et leur délivre une mission énigmatique qui prendra tout son sens au fil de sa narration.

Parmi ses points forts, il y a notamment :

– L’histoire :

The OA est un ovni dans l’univers sériel actuel. Le genre se situe entre fantastique et drame, avec une créativité qui lui est propre. L’histoire est montée de toutes pièces, elle ne raconte celle de personne et de tout le monde en même temps, à savoir notamment, comment, dans sa propre prison, s’évader, et en attendant, y trouver sa propre liberté ? Nous y reviendrons dans les thèmes développés ci-dessous.

Cette série ne ressemble à aucune autre, chaque élément de l’histoire tient debout tout en gardant une part de fantaisie et de surnaturel, à laquelle moi, j’ai décidé de croire.

Je ne parle pas ici des différentes théories qui ont été développées sur internet car elles ne m’intéressent pas vraiment. J’ai décidé de ne pas en avoir ! J’espère juste que l’histoire continuera à être cohérente et à nous délivrer des indices de façon subtile pour arriver à une explication de la part des scénaristes.

Je n’ai personnellement pas trop d’affection pour les fins soit laissées au libre arbitre du spectateur à la façon de Shutter Island par exemple, soit qui partent en eau de boudin comme dans Lost.

Au-delà du fait qu’à ce stade, toute la saison 1 doit être vue comme un puzzle dont nous n’avons pas encore toutes les pièces, la seule scène qui m’interroge encore aujourd’hui est la rencontre entre Alonso/French et le conseiller du FBI, Elias Rahim, où ce dernier balance sur la table le concept d’usure de compassion et puis débrouille toi avec ça …

– La réalisation :

Pour sa créativité, son inventivité, la réalisation vaut le coup d’être soulignée comme un gros point fort de la série. Elle nous emmène dans une atmosphère bien à elle, celle qui nous embarque dans un autre monde, à la fois imaginaire et concret.

Les rêves et les expériences sont extrêmement bien mis en images, arrivant même à laisser penser qu’on tend vers l’allégorie avec des idées abstraites bien plus profondes à comprendre que ce qui est montré (bien que consciente que ce qu’on a envie de comprendre correspond bien souvent à ce dont on a besoin de combler au moment du visionnage sans forcément s’en rendre compte).

Le récit comporte deux temporalités (ou plus, à voir lors des saisons suivantes) qui sont très facilement identifiables grâce à la présence d’une narratrice, Prairie, et des évènements qui y sont attachés, et c’est assez agréable de ne pas avoir à se torturer l’esprit pour comprendre les différentes chronologies (car il y a déjà beaucoup d’informations à intégrer comme ça).

J’ai apprécié également qu’il n’y ait pas forcément de règles à respecter, comme la longueur des épisodes variant de 30 à 70 minutes.

– Les thèmes :

          – La captivité :

Il y a ici plusieurs sortes de prisons, qu’elle soit mentale, réelle ou les deux à la fois. The OA montre qu’il est important de garder de l’espoir. L’horreur de l’enfermement doit d’abord être réalisée et intégrée. Ensuite, il faut pouvoir trouver des joies à l’intérieur de la prison. L’absence de liberté et de choix laisse la place à la découverte de solutions. Il faut alors les mettre en place. Et c’est ainsi que les solutions pour s’évader pourront s’éclaircir et être travaillées, même si cela prend des années. Sans ce modèle de processus, le temps se fige au niveau des habits, des réactions, des comportements, … Or, l’être humain n’est pas fait pour stagner.

J’ai trouvé intéressant que ce procédé que décrit la série puisse s’appliquer à diverses formes d’enfermements quel que soit le degré de gravité associé. Elle donne ainsi de l’espoir dans des situations où l’on peut avoir l’impression d’être pris au piège ou bloqué, mais au lieu de s’en remettre au hasard, on a le choix de réaliser que l’on a un pouvoir sur les évènements et ainsi agir.

          – Être différent :

Il s’agit de quelque chose de compliqué dans une société telle que la nôtre, où les critères, de beauté et de réussite notamment, essayent d’uniformiser au maximum les gens. Et pourtant, nombre de gens que je vois comme ayant réussi à mes yeux sont justement ceux qui ont utilisé leur(s) différence(s) à bon escient.

Attention, quand je parle de « différence », je ne veux pas forcément dire que chacun a une mission céleste sur cette terre. Il peut s’agir d’un talent pour la musique, d’un don pour les mathématiques, …

Pour que cette différence nous soit bénéfique, il faut en prendre conscience dans un premier temps, ce qui est à mon sens l’étape la plus compliquée car il faut une certaine dose de confiance en soi. The OA montre qu’on peut éprouver de la plénitude à être différent, je pense que c’est ce que Prairie nomme le « Moi invisible » que j’encourage chacun à chercher. Je ne suis pas sure qu’il faille être dans une sorte de décrochage pour y arriver, mais peut-être le frôler ou passer par là pour se rendre compte que la façon de fonctionner actuelle n’est pas celle qui conviendrait.

The OA montre également que ce n’est pas la différence qui provoque l’exclusion, bien au contraire. Dans la scène de fin, on verra d’ailleurs que ce sont ces différences qui amènent à l’union qui fait ici la force.

          – Qu’est-ce que la folie ? :

The OA cite assez tôt dans la série, à quelques mots près, cette citation : « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade. ». Le sujet est bien trop vaste que pour être développé ici, mais j’ai eu le sentiment que la série encourageait tout un chacun à appréhender les choses d’un point de vue toujours très personnel, très différent de ce qu’on aurait l’habitude d’entendre, et en permettant sa légitimité.

Par exemple, on trouve dans la série toute une réflexion sur cette habitude de dire que l’avenir est sombre. Mais « sombre » veut aussi dire que l’avenir est difficile à entrevoir dans le sens qu’on ne peut pas le deviner, c’est une notion abstraite et non évidente, donc qu’il n’est pas encore lumineux. Serait-ce de la folie que de considérer l’avenir sombre comme un lieu abstrait peu éclairé ? Non, je ne pense pas, il s’agit d’une vision non-pessimiste du mot « sombre ».

Il n’y a pas forcément de folie par le simple fait de ne pas suivre la pensée majoritaire.

– Brit Marling :

Elle fait partie des femmes de ce siècle (et pour une fois, je parle d’une personne qui existe et non d’un personnage !) qui m’inspirent dans la vie, mon travail, mes projets. Sur The OA, elle est à la fois actrice principale, créatrice, scénariste et productrice, et le tout avec brio. Je ne suis d’ailleurs pas étonnée que quelqu’un qui porte un projet de conviction à l’écran traite d’un processus qui ne peut être effectué qu’avec conviction pour qu’il se réalise.

Il y a, dans The OA, tant de talent exprimé avec tant d’humilité que cela se ressent également dans certaines scènes (comme celle où Rachel chante).

– Et d’ailleurs, je salue la distribution entière : 

J’ai découvert des comédiens talentueux et inspirants, que je me réjouis de retrouver sur d’autres productions : Brit Marling évidemment, Emory Cohen, Brandon Perea, …

 

À mon sens, le pari qui est relevé dans The OA est que, malgré des thèmes dramatiques, la série donne un regain d’espoir dans ce que l’être humain peut accomplir pour ceux qui les entoure, en étant solidaire et en se faisant confiance. J’ai trouvé dans ce drame fantastique une dose de positivité dont j’avais sans doute besoin.

J’ai pris soin de ne rien spoiler mais de toutes façons, c’est une série qui se v(o)it et ne se raconte pas. Pour ceux qui sont passés à côté ou qui étaient réticents, je vous encourage à plonger dans le monde de The OA sans plus tarder !

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Et cet article me permet également de vous souhaiter à toutes et à tous le meilleur pour cette année 2019 ! Croyez-en vous et en vos rêves !

Un commentaire sur « THE OA (Saison 1) »

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